Méditement transcendental

Il faut reconnaître que Botox, replastification esthétique et sili-conne des vallées nous permettent de découvrir enfin l’expression de notre intériorité.



Yaourt et Chocolat

Je voulais écrire, et puis nous avons parlé, c’était bon.



Dans la salle d’attente. Mein kompf.

Assis, sur une chaise en plastique, il reste là, attendant son compte rendu médical. La lumière jaune , aussi jaune que les sièges, imprime sur le visage des patients patients, une voile mortuaire laissant présager un futur proche si leur médecin n’est pas efficace. La télévision diffuse cette douce musique des informations continues, confirmant la bien-pensance politique en ressassant encore et encore, les horreurs du terrorisme, faisant le jeu d’un revirement d’opinion faisant augmenter les pourcentages d’opinions favorables au parti fasciste en place.

Il attend son courrier pour enfin rentrer chez lui. Il entend les commentaires, sur les arabes, les gitans, les jeunes, les « ponks », que l’on était plus tranquille avant, que tout fous le camp. Il s’attend au discours sur les bienfait de la milice dont le brun vestimentaire sied si bien à notre jeunesse bien élevée, si ! Ces jeunes de bonnes familles, pas celles assistées du rsa, de la caf et des assédics entretenant une certaine paresse contrairement aux courageuses familles chrétiennes, dont l’attitude délétère était de mise pendant cette période de guerre et d’après guerre.

 



Génétique.

Le terroriste est un conozygote.



Révolution.

  •  il faudrait rendre obligatoire la carte des lecteurs avant d’obtenir celle d’électeur et faire resurgir libre arbitre et lucidité, force de la culture, pour que nous le peuple arrêtions de faire des conneries et reprendre le pouvoir démocratique que nous avons laissé se pervertir en oligarchie.



Mère Marie Fatima des mille et une grenades.

Tu caches derrière ton voile grillagé, les mêmes choses que tu cachais plus jeune derrière d’autres artifices.

Tu as conscience des malaises enfouis en toi, tu te caches plus profondément en les recouvrant d’une épaisseur supplémentaire en refusant d’envisager d’autres solutions pour ton bien être. C’est vrai qu’il est plus facile de se cacher derrière un voile imperméable que même Trigano n’aurait osé inventer.

Pourtant la mode camping ne va-t-elle pas à l’encontre des principes que représente cette robe de burnes. La burqa n’est-elle pas la représentation même de la définition du mensonge, du caché, de la bêtise, de la faiblesse, et aujourd’hui encore plus, de l’ignominie?

La burqa rend à la femme sa condition de piquet de tente qu’ont décidés ces enturbannés imbéciles aux barbes ternes et poussiéreuses abritant poux et pustules.

 

 



Rendez-vous et appel d’offres.

La télé diffuse une émission de jeu, où divers concurrent s’affrontent en chanson et gagner les sesterces convoitées.  Si le quart d’heure de gloire s’accompagne d’un chèque…

Pendant ce temps, je me prépare, j’époussette mes chaussures, enlève les petits poils emmêlés dans les fibres du tissus de mon costume, repasse ma chemise. Tout est prêt, accrochés à la clef de la porte de l’armoire familiale, respirant les effluves de cire d’abeille.

Demain, j’ai un rendez-vous.

Demain matin, je me lèverai, tôt. Rasoir à la main je ferais avec mon crâne ce que je faisais avec une brosse sur mon costume, la veille au soir. Appliquant une crème dessus pour que les rougeurs du rasage laissent place aux mêmes mille éclats que ceux d’une célèbre marque de détergent. Musculature en moins. Sur le rebord de la poche de la veste, clipsé un ustensile qui me servira à obliger mes interlocuteurs à porter le regard dessus et ainsi quitter le mien. « Je ne te regarde pas, je perds le contrôle de l’entretien et te laisse le prendre ».

J’ai fais ma liste de questions, j’ai imaginé des réponses, je suis fin prêt à une nouvelle désillusion.


 



Papa, Œdipe, et le couteau.

Mon enfant,

Œdipe considérait son père comme l’homme à abattre. Depuis Freud à considéré que le parricide était libérateur pour la construction et l’épanouissement de l’enfant.

Tu as été un bon élève car tu ne l’a pas loupé. Il est mort, mort et bien mort.

Mais fallait-il le tuer de la sorte, pense-y.

Pense aussi qu’un jour le père se sera toi.



Chronique.

Le 15 octobre 1998 :

Il est 14 heures, c’est l’heure du feuilleton sacré. J’étais réveillé à cinq heures ce matin par la grâce de la queue de Fifi, mais j’ai gardé les yeux fermés.

Mon fils.

(Chez les bourgeois, à l’époque de Balzac, ils commençaient par : Mon cher fils. Auparavant ils avaient sucé des glaçons, ça leur gardait une prose fraîche ou même froide et de bon ton.)

Donc :

Mon fils.

Ce matin, Barbara est venue nous porter un beau paquet de dahlias, un pot de chutney et 2 courgettes. J’ai profité de sa visite pour lui apprendre un nouveau mot indispensable dans cette région. C’est le mot : « con » et de son dérivé «connard » en lui conseillant de l’employé surtout en voiture, lorsque la conduite d’un quelconque automobiliste ne lui plaît pas. La traduction anglaise est : « bloody idiot ». Idiots et crétins sont également employés en anglais.

Je suis en ce moment dans la salle à manger, grand-mère dort en soufflant harmonieusement par le nez, grand-père parle à l’intérieur de sa bouche pour lui tout seul, ma sœur tricote, et moi, et moi je te fais la chronique, avec d’autant plus de plaisir que si je faisais passa, je serais en train de tondre, et alors qu’il est j’ai épuisé toutes les joies de la tonte, j’ai beau essayer de positiver, rien que l’idée me submerge de morosité.

Figure-toi, je passe du coq à l’âne, que le facteur, ce blanc-bec, m’appelle « Danièle », quel front ! Je revenais d’une grande promenade délicieuse avec Fifi et Charlotte, lorsque j’ai vu le facteur venir à ma rencontre. Lucide, j’ai pensé : « tiens ! Recommandé. C’était bien ça. Le Crédit Agricole réclame 15 Fr. !. Charlotte, sa la mise de mauvais poil ; elle s’est carapater comme jamais, histoire d’arriver avant moi près des jambes du facteur et j’ai vu tout de suite à son air qu’elle avait un peu faim et qu’elle était décidée en manger un petit bout. Je l’attrapais par le collier de justesse, tu aurais vu ce qu’elle avait l’air garce ! Ça m’a fait rire aux larmes. Je lui administre en ce moment un traitement anti rhumatismale qui lui réussit très bien

Fifi va bien, elle est trop mignonne, sauf à cinq heures le matin. Elle s’ennuie elle fait tout pour me réveiller. Elle pose sa tête avec nounours dans sa gueule, sur mon lit, elle connut le bois avec sa queue, ou bien le sol, et elle chante. Je commence par l’enguirlander, et puis je craque, je me lève, je la câline, je la caresse, je l’embrasse, je la couche sur le canapé, je lui mets sa petite couverture, je lui caresse les yeux jusqu’à ce qu’elle fasse semblant de se rendormir, et je grimpe dans mon lit et je m’enroule dans ma couette et je commence à me rendormir dans la douce chaleur et, Fifi, est encore là, la tête sur le bord de mon lit avec son nounours dans la gueule, et elle tape avec sa queue et elle me parle. Alors je me relève, je l’engueule, je la couche par terre, je lui jette son nounours et sa couverture, et miracle, elle pose sa tête sur son nounours et s’endort. Mais moi, je suis définitivement réveillé. Alors, je me fais un café, je mets les infos, je les l’observateur, le point, spectacle du monde. Elle, elle dort jusqu’à huit heures bien sures tout ça, se déroule sous l’œil désapprobateur de grosse Charlotte.

Je ne voudrais pas infliger entièrement en continuant cette chronique familiale, mais il n’est pas juste que seul, je sois touché par la grogne. Tu dois partager.

Le sujet du jour, ou plutôt des dernières semaines, c’est le toit de la maison.

L’horreur est donc arrivée sous la forme d’un être qui paraissait humain, qui ressemblait d’ailleurs un honnête bûcheron à ! Quand tu croises un honnête bûcheron, méfie-toi. Écoute ta mère qui change de trottoir. Il n’y a pas plus maléfique qu’un honnête bûcheron il est capable de faire surgir, des cloportes, des caprices à cornes pointues, si pointues qu’elles trouvent tous, des vrillettes qui comme leur nom l’indique, vrilles à tour de bras ! Tu imagines, des bras de vrillettes avec de grandes molaires et des incisives en forme de vrilles, et qui vrilles écrit vrilles, jusqu’à plus faim. Et des termites, monstre aveugle et sourd, mais doté d’un estomac colossal ! Et d’une bouche gigantique que dotée d’une quadruple rangée de scies à bois et d’une déchiqueteuse à grande vitesse.

Même l’armée française n’est pas si bien armée ! Bref, tout ça devait à très court terme nous faire tomber le toit sur la tête.

C’est alors que ton grand-père, après tant de maléfices potentiels, se mit à obséder comme un possédé.

À croire que lui-même était l’objet des capricornes et je dois dire que moi-même chaque matin, j’inspectai soigneusement ma plastique au cas où j’aurais découvert quelques trous suspects ou quelques surs imprévus. Mais non.

C’est alors que, après quelques nuits blanches, passez à compter à recompter les 30 000 Fr. que le gnome bûcheron s’apprêtait à sucer directement sur le compte bancaire de ton grand-père, puis à hurler à la lune pendant de longues heures, au bord de l’épuisement, nous appelâmes le grand sorcier.

Le grand sorcier, un autre bûcheron, mais celui-là, directement inspiré du bon Dieu, d’ailleurs il était tout petit. Le grand sorcier te dis-je, va nous y visiter direct dans sa Kangoo. Je le savais fort dans mes bras. Il parcourait, tel un elfe consciencieux, chaque trop bizarre, chaque écharde est bizarre, en récitant une longue litanie composée d’une seule phrase : « mais, elle n’a rien votre charpente ! On enverra pas la fin de notre vivant ! ».

Belle lurette ! Tu te rends compte ! C’est une expression vraiment magique que je te conseil de prononcer in petto (ça veut dire en toi-même et non pas en pétant !) Donc, répète « belle lurette » chaque fois que tu es ennuyé par un de ses cloportes dont tu es entouré et qui te bouffe la vie. Quand tu auras écrit mentalement dans ta tête, selon les meilleurs principes de la sophrologie « belle lurette », tu verras le cloporte devenir tout mou et s’affaisser sur lui-même en faisant des bulles.

Revenons à nos bûcherons.

Il fallait donc que grand father, jette un mauvais sort sur le bûcheron maudit number one. Mais comme il était déjà aux trois quarts capricorné  de partout, il ne trouvait pas la formule magique. Je suis alors entré en méditation profonde et la lumière jaillit brusquement au cerveau, éclairant les mots exacts à envoyer en recommandé avec accusé de réception. Je te livre la formule :

« Monsieur l’escroc.

Vous avez beaux être bon dans votre genre, vous ne nous aurez pas, Salaud ! J’annule mon bon de commande, et vous fout mon poing sur la gueule. Gueule que je me ferais un plaisir de faire éclater comme une noix creuse si je la revois à moins de 5 km de mon petit chez moi.

T’as compris ?

Signé : un gogo qui s’est ressaisi à temps.. »

Quand le gogo qu’on a ressaisi à temps  alu la formule de mauvais sort, il a trouvé vraiment bien. Il a signé et puis il a rangé dans son tiroir.

Et le lendemain, il a fait pondre une nouvelle formule par son autre sorcière de service, qui s’en est trouvé grandi et sur le chemin de la célébrité.

C’est pourquoi, que je suis parti chez toi, me ressaisir, me ressourcer, ranger ton cagibi et je veux bien ranger 50 comme ça plutôt que de revivre ces deux dernières semaines où j’en ai vraiment bavé des ronds de chapeau.

Bon mon chéri, il y a une causerie sur France Culture, alors je te quittant embrassant bien fort.



En vérité je vous le dis.

Ne râlez  pas avec mes cours de sagesse ils finiront bien par s’imprimer sur votre disque dur.

Retenez que :

qui fait le con aujourd’hui, sera un triple con demain.

Que je suis soucieux du temps qui enrhume et qui fait transpirer.

Que, qui veut voyager loin ménage ……………………………….. sa cervelle.



12345...9

Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus